Au delà des doutes que l’on peut avoir sur l’impact positif du contrôle technique des automobiles, ce type de raisonnement qui consiste à plaquer sur un mode de transport des solutions éprouvées sur d’autres nous amène droit vers des motos équipées de ceinture de sécurité, ou au port du casque obligatoire pour les piétons.
Les deux roues à moteur sont des véhicules spécifiques qui présentent des avantages et des inconvénients mais en tout cas nécessitent des mesures adaptées à leurs spécificités : fragilité des usagers, prise en compte de la diversité des usages dans le partage de la route, adaptation, le cas échéant des infrastructures routières à leurs particularités, …
La FFMC reconnaît que la question du contrôle technique peut se poser de manière différente en ce qui concerne les cyclomoteurs (risques liés au « kittage », très à la mode chez les ados notamment, et à un public d’usagers mal ou pas formés).
Néanmoins la durée de vie d’un cyclo ne permet pas à un CT d’être une solution à cette question.
La solution doit passer par une responsabilisation des parents et l’implication des professionnels et dans le cadre de la formation au BSR. La question de la limitation inadaptée des cyclos à 45km/h reste par ailleurs posée et pourrait éviter une grande partie des débridages.
Il est de toute façon clair qu’un contrôle technique des cyclos ne résoudra pas les problèmes de comportements sur la route de certains de leurs usagers, alors qu’une formation adaptée a là tout son rôle à jouer.